Expositions

Expositions 2018 : « Arbor et Femina »

du 21 mars au 10 juin – La Boulangerie d’Art – Moras en Valloire (26)
du 8 au 24 juin – Cinéma Le Vertigo – Graulhet (81)
les 21 et 22 juillet – La Caval’Arte – Tain l’Hermitage (26)
le mois d’août – Galerie Bernard Froment – Mirmande (26)

 

Arbor et Femina
Genèse aux sources incandescentes

 

 

Le silence avoue
L'origine est floue

L'obscurité se tait -
De l'Arbre s'extrait
Une chrysalide mouvante
Fruit de chair naissante - 
Elle se glisse, roule, danse,
Façonne sa substance

Engeance

Inondée des lumières lunaires
Par les flux traversée, inscrite en ses fibres -
Le pouvoir du fruit
Cédé par le grand ligneux
Sera son innée connaissance

L'humus accueil ses plantes
Le ciel reçoit ses paumes
La lune l'enchante à coeur

De mues en mues
Féminin devient lien
Reliant Vie
Entend - vibre au présent

L'Arbre immobile
Silence - vent
Voile - des nuages

Magali Grez
13 octobre 2017


 

 

Portraits Lunaires
« Qui sommes-je ?« 

 

 

 Lune pleine, rousse, douce, blanche, lune feu, lune froide.
 Toutes ses coutures dévoilées les soirs de pleine lumière.
 Visage vrai, intégrale face, éclairée par la circonstance d’un axe propice
 Enluminure particulière, altière.
 Lune, je te vois, te ressent, te nie, puis consent.
 Hier, un jour, un matin, demain, en chant, dans le vent, en contexte, content
 Parlant, un soir, dans le noir, sous la lune. Perdu dans mes dunes
 Couchée dans mes lumières obscures. Chaud froid, au baromètre, ton, mot
 Texture d’odeur en rythme….
 Tout agit sur le suis !
 Chaque chaque chaque mouvement, relent, penchant, interdé’ pendant.
 Mental subit les variations des paramètres environnants,
 En sus les modulations de fréquences en couches.
 Composantes aléatoires, jubilatoires, contestatoire,en soir accessoire.
 De contrastes nous sommes faits telle une lune pleine,
 Confiant toutes nos coutures et tournures à nos comptes tours.
 Que pleine lune journalière de nos mémoires filantes
 S’inscrive en nos couches naissantes.…
 L’histoire des 12.
 La gisante gît.
 La vieille veille. Elle sait.
 Entre les couches, elle conte.
 Laisse filtrer les souvenirs lointains, d’un passé flou, aux sujets usés, rougis par les flammes de l’oubli.
 Ça brûle, étouffe, les peurs cachées finissent de torturer les fibres.
 Vient le souvenir d’une porte qui se clôt. La chape lui échappe à jamais, le silence sera.
 Le poids lourd… et sa peur.
 Puis fuit, le fiel pouvoir, l’insouciante peur accablante.
 Les mille strates de tristesse, d’angoisse, de remous et de remords.
 Quand, agenouillée dans l’obscurité, la mémoire implore le souvenir.

 Magali Grez
 Hiver 2016

 

 

Le Mouvement Végétatif

 

 


 L'Arbre
 Nourrice des racines de nos vies,
 D'un souffle le vent frôle Caresse, jusqu'aux feuilles
 Son monde est vivant
 Les saisons lumineuses
 Les tons, les couleurs, jetées, mêlées
 Lissées, s'entrecroisent Insaisissables au coeur du mouvement.
 Sans mot dire
 Entre vents et lumière
 Un secret nature,
 Le mouvement végétatif.

 Magali Grez
 Octobre 2008